Comme j’écoute majoritairement du rock et du metal, ce livre m’a été offert. Pourquoi Led Zeppelin ? Sans doute parce que c’est une référence en la matière chez les peu initiés (AC/DC étant celle des non initiés), et la personne qui me l’a gentiment offert s’est sans doute dit : « Vu qu’il écoute du rock, il doit forcément aimer Led Zep, ça va lui plaire ! »
Oui, j’écoute Led Zeppelin, et j’aime bien, parfois beaucoup (Achilles Last Stand et Trampled Under Foot me font frétiller) mais je reste mesuré quant à l’aura dont bénéficie le groupe, et comme beaucoup, je sature de Stairway to Heaven, en dépit de sa qualité.
Donc, est-ce que ce livre m’a plu ? Plutôt. On suit le parcours de chaque membre du groupe, de l’enfance à l’âge adulte, et on s’immerge ainsi brièvement dans le passé et l’itinéraire de Robert, Jimmy, Jon et John, jusqu’à leur rencontre.
Puis vient la formation du groupe, qui est narrée de manière efficace et est soutenue par un vocabulaire gourmand. Les anecdotes fusent (merci Keith Moon pour le nom du groupe !) et on se plonge aisément dans ces tranches de vie.
Page et Plant sont mis en avant, ce qui correspond à la réalité, mais Ducray souligne à juste titre que Jones et Bonham pouvaient se sentir lésés au moment où la gloire des quatre larrons atteint son apogée.
L’histoire de Led Zeppelin, avec ce qu’elle contient de tragique (l’accident de Page, la mort de son fils, celle de Bonham), d’intrigant (l’attrait de Page pour l’occultisme, l’autisme musical de JPJ, Bonham mi-homme mi-alcool) et de jouissif (le succès du groupe, les tensions entre les membres, et puis, tout simplement la musique qui découlent du talent énorme des quatre bougres) a largement ce qu’il faut pour plaire à un large public, et il ne m’étonnerait guère que tout ça ne finnisse en série télé un jour ou l’autre.
Une biographie en bonne et due forme dont la maîtrise du rythme et la plume maîtrisée de Ducray rend la lecture plaisante, malgré des louanges trop nombreuses.