6
8290 critiques
Procès d'intentions
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
La quatrième de couverture de Les femmes de Lazare nous promet une grande fresque russe, de la Révolution à l'éclatement de l'URSS. Si l'on entend par là un roman qui brasse allègrement les époques avec une foultitude de personnages en marge des événements, alors oui, on peut adhérer à l'expression. L'intrigue de l'ouvrage de Marina Stepnova se tisse à travers trois femmes de Lazare : Maroussia, l'inaccessible ; Galina, l'épouse ; Lidia, la petite-fille. Pour ce qui le concerne, Lazare Lindt est un drôle de type, un autodidacte génial, scientifique et savant atomiste. Son portrait intime constitue l'un des meilleurs aspects du livre, notamment son amour fou pour Maroussia, laquelle, hélas, n'éprouve pour lui que des sentiments filiaux. Il est fréquent que le roman bondisse de quelques années, parfois même d'une ligne à l'autre. Il est très touffu, souvent étouffant avec une exubérance de détails du quotidien. Le style de Stepnova est également déroutant : brillant et sophistiqué, il peut devenir trivial et familier. La transition entre les différentes périodes de l'histoire russe du XXe siècle n'est pas marquée dans le récit et peut le rendre confus, au moins pour les esprits quelque peu distraits. C'est peut-être une question de moment ou d'attention et ce ne sera pas obligatoirement le même ressenti pour chaque lecteur mais voici un livre qui a tous les ingrédients pour passionner et qui cependant se révèle souvent ennuyeux. Cet avis est personnel et fortement subjectif. Cela va sans dire mais cela va mieux en le disant.
Créée
le 9 févr. 2017
Critique lue 173 fois
6
8290 critiques
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
8
8290 critiques
Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
le 25 août 2021
8
8290 critiques
Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
le 25 sept. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème