Aṭṭār ne décrit pas un chemin : il en crée un en nous. Les Sept Cités suivent l’ordre discret d’une métamorphose intérieure, où l’on avance non par accumulation mais par abandon. À chaque étape, quelque chose se déleste, se défait, jusqu’à ce que le cœur puisse enfin respirer hors de ses frontières habituelles.
La force du texte tient à sa simplicité lumineuse : une parole dépouillée, presque nue, qui touche au plus profond sans jamais appuyer. Aṭṭār parle de l’amour comme d’un feu qui ne brûle que ce qui doit disparaître, et l’on comprend que le voyage n’est pas vers un ailleurs, mais vers un plus-vrai en soi.
Il rappelle que la voie spirituelle n’est ni conquête ni décor, mais ouverture, un passage intérieur où l’on apprend doucement à laisser la lumière faire son travail.