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Lestat le vampire - Chroniques des vampires,...

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Après avoir revu Entretien avec un vamp**ire j'avais dit à ma copine : "tiens, tu sais qu'en fait, c'est le premier d'une saga de livre sur les vampires en fait." J'ai checké sur internet et vu qu'une série était en préparation. Et puis, le lendemain, à la Bibliothèque je tombe sur les rayonnages d'**Anne Rice et me dit "mais, finalement, au lieu d'attendre une hypothétique série et si je lisais les livres."

J'ai donc sauté directement le premier volume pour tester celui-ci racontant les origines et les aventures de Lestat, le vampire antagoniste du tout premier volet. Un livre sorti presque dix ans après le premier.

Et j'étais plutôt agréablement surpris : c'est vachement bien écrit en fait. Déjà, on s'aperçois qu'Anne Rice a fait des recherches sur la France du XVIIIe siècle, à une époque où internet n'existait pas et ça se sent : les lieux que visite Lestat, la campagne française ou commence le roman, le Paris d'une certaine époque, sans être documenté à l'extrême, c'est franchement convaincant et ressemble un peu aux pièces qui se faisaient à l'époque. (Avec peut-être un poil d'avance sur le "théatre du grand guignol.")

Il faut dire qu'au tout début de la lecture, j'ai cru que ça ne ressemble à un remake d'entretien avec un vampire (Lestat fait d'un vampire une personne qui ne faut pas, fini par se faire poursuivre par Armand.) Et surtout Rice avait l'air de donner un côté "prequel" qui fait qu'on se retrouve à voir l'origine de choses dont on ne se posait pas forcément la question des origines (on voit la fondation du "théâtre des vampires.")

Mais finalement, ça décolle vraiment après le premier tiers du récit, ce qui fait quand même bien 250 pages, car le livre, touffu s'étale quand même sur 750 pages. Hé ouais. Et là, on a un aperçu du monde des vampires vu par elle, d'un univers entier qui se crée. Sous sa plume, les vampires sont des créatures de la nuit, pas forcément démoniaque mais plutôt amorales qui tentent de trouver dans leur immortalité une raison de vivre.

Elle donne aux vampires une origine assez étonnante, et pose la question de l'immortalité, avec une vision de vampires tellement vieux qu'ils laissent couler le temps et ne bougent plus. On commence à avoir une intrigue au final où la question des mortels et du sang versés ne devient plus qu'une question secondaires : les humains sont autres, et eux ont un monde à eux. Une question que vont reprendre les autres sagas de vampire suivantes que ce soit les saga Twilight ou La communauté du sud (True Blood) ou ces quelques épisodes de Buffy contre les vampires sur les origines de Spike et Drusilla.

Je n'ai pas vraiment aimé la fin qui semble dire "héé, ça y est, ce second volume est prévu pour débuter une saga" et tombe un peu sur le côté "excès du rock" qui était peut-être à la mode dans les années 80. Moi, sur le coup j'ai imaginé Lestat comme un chanteur de Visual K et ça en devenait assez ridicule.

En tout cas, je suis prêt à lire la suite.

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