Précieux témoignage de ce que fut cette année 1957. Le plus intéressant, peut-être, est la chronique de la vie quotidienne à Alger, où chacun tente de continuer à vivre sous la menace insidieuse et indifférenciée des bombes.


Un style qui se caractérise par des aller-retours plutôt fluides entre contextualisation journalistique et anecdotes très personnelles. La distanciation, à la fois par le temps écoulé et par la nationalité américaine de l'auteur met en valeur cette "zone grise" entre FLN et paras, dans lequel la plupart des protagonistes, et en premier lieu l'auteur, baignent. C'est aussi dans cette zone grise que se dilue la responsabilité de chacun dans le drame qui se joue.


Une très bonne piqure de rappel d'une année absurde et tragique que l'inconscient collectif français s'efforce d'oublier.

Lebriard
7
Écrit par

Créée

le 15 mai 2017

Critique lue 64 fois

Lebriard

Écrit par

Critique lue 64 fois

Du même critique

Le Livre de sable

Le Livre de sable

6

Lebriard

8 critiques

Plutôt que de se focaliser sur chaque dune considérons le désert

Ce livre a glissé sur ma mémoire comme le sable entre mes doigts. Peut-être était-ce voulu par Borges. Alors que j'étais resté stupéfait et enchanté à chaque page de Fictions, voilà qu'aucune des...

le 8 août 2017

Les Derniers Parisiens

Les Derniers Parisiens

6

Lebriard

8 critiques

Critique de Les Derniers Parisiens par Lebriard

Toute la force du film réside dans sa capacité à montrer un Paris que le cinéma français ne sait plus voir. Les classes populaires dans le cinéma français d'aujourd'hui ont tendance à être cantonnées...

le 26 févr. 2017

En canot sur les chemins d'eau du roi

En canot sur les chemins d'eau du roi

8

Lebriard

8 critiques

Remonter les canaux et le temps

. En 1949, 4 français biberonnés aux valeurs du scoutisme décident de suivre les pas des premiers explorateurs français qui s'aventurèrent sur les "chemins d'eau" en Amérique, deux cents ans plus...

le 6 juin 2018