6
8270 critiques
Procès d'intentions
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
Les touristes ayant passé quelques jours dans la capitale tunisienne ne la reconnaîtront sans doute pas dans le premier roman d'Aymen Gharbi, Magma Tunis. Car la ville est décrite comme un foutu capharnaüm, vision à la fois réaliste, intime et fantasmée. Une cité envahie par les chats, obsédée par le terrorisme, agitée par la répression policière, animée par des happenings d'art contemporain, etc. Le livre de Gharbi, au ton souvent sardonique, est autant un ouvrage de sociologue ou de chroniqueur que de romancier. Car il faut bien avouer que les digressions y sont nombreuses dans une intrigue qui passe sans coup férir d'un personnage à un autre composant une vaste tapisserie sociale dans une ville où la révolution ne semble pas avoir changé le chaos ambiant. Le portrait acerbe d'une ville se double d'un croquis non moins pessimiste sur la jeunesse tunisoise, revenue de tout et ne croyant plus en rien. Le style du livre brille par son humour et sa fantaisie mais le récit se perd quelque peu dans un labyrinthe d'événements déconcertants qui ont du mal à s'enchaîner avec une quelconque logique. Le voyage n'est pas désagréable, surtout au début du roman, mais le risque de s'y égarer, faute de boussole, est avéré.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Mes livres de 2018
Créée
le 10 nov. 2018
Critique lue 138 fois
6
8270 critiques
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
8
8270 critiques
Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
le 25 août 2021
8
8270 critiques
Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
le 25 sept. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème