Cosette accule le Président.

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- Merci pour ce moment -
Val. choisit pour sa "confession" un vilain titre à double sens.
Bien en évidence, le Merci innocent de la gratitude et à revers 4 mots qui mis bout-à-bout vomissent un cynisme forcené, machiavélique et destructeur, mêlant la fonction suprême à un jeu d'entrejambe.

François Hollande déjà mal mené pour sa politique, se fait tacler sur son coté sympatoche, dernier levier qui le rapprochait encore des français.
Valérie dresse le portrait du bourreau sans aucune retenue. Elle s'en prend au Président et s'en prend aussi à l'homme, les rabaisse tous deux et les déshabille sans pudeur.
Elle présente un homme dépourvu d'émotions, presque inhumain, orgueilleux et perfide, se jouant toujours de l'ambiguïté et amoureusement possessif.
Un chef d'état qui vit dans le déni permanent... et qui pour l'occaz se fait acculer des pires qualificatifs.
Armée de sa carte de journaliste, V.T. s'applique à prolonger la désacralisation de la fonction présidentielle promulguée par Nico en l'an 2007,
et accouche de 300 pages dans lesquelles elle fulmine, fustige et fistfucke la France et son Président, jusqu'au dernier pli, asseyant le pays toute entier sur ce foutu scooter ; criant sur tous les toits qu'elle a vraiment été la première cocue de France à défaut de la première dame.
Blessée même meurtrie (Snif), toujours laissée à l'arrière plan (Re-Snif), jetée au fond du gouffre de l'illégitimité (Re-Re...Re-Snif), l'épisode Elysée l'a manifestement piétiné...

Mais alors, le fait d'être passée pour une pouffe justifie t-il de trainer l'image de la France dans la boue et d'en faire la risée à l'internationale ?
Ca aurait pu être un journal intime ou les notes griffonnées d'un psychologue pour cas particuliers... elle n'explique pas la nécessité de publier.
Elle dit être née dans une famille très modeste et qu'elle se soucie du lendemain, peut-être y a t-il là un mobile ?
Un mobile d'autant plus navrant qu'en plus de la calomnie, de la vilénie et de la perfidie... il surferait sur la vague "anti-Hollande" avec une facilité déconcertante, quitte à faire les choux gras de la droite et même ceux de Marine.

Elle retrace donc ce "moment", s'écharpe dans de petites explications, tombe les habits pour se justifier et se met à pleurnicher espérant entraîner le lecteur dans la spirale infernale.
Elle reparle de la main tendue à Ségo au Bourget, au risque d'attirer les entarteurs, du Tweet mal réfléchi pour Falorni, et de toutes ses bourdes, toutes ses difficultés liées à la surexposition médiatique ;
fait l'étalage de ses réactions et sentiments les plus secrets...souvent inutilement.

Valérie parait fragile et instable les beaux jours, hautaine, insupportable, ou "folle de rage" les mauvais.
Son esprit insatiablement revanchard envers François gêne, celui envers Ségo offusque.

Comment une infâme Cosette, d'où émerge un délire psycho-narcissique, est-elle arrivée à ses fins aussi facilement ?
Oui, elle ; elle qui montre du doigt l'épidémie de dénigrement et la culture de l'humiliation.

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