Fiche technique

Auteurs :

François Durpaire, Olivier Richomme
Genre : EssaiDate de publication (pays d'origine) : Parution France : janvier 2009

Éditeur :

Demopolis
ISBN : 9782354570262

Résumé · Barack Obama est élu au moment où s'ouvre la plus grave crise économique depuis la Grande Dépression. Vainqueur en 2008 grâce à cette crise, parviendra-t-il à la surmonter ? Alors que les taux d'intérêt de la Réserve Fédérale sont proches de zéro, il dispose d'une très faible marge de manoeuvre pour tenir ses promesses. Fort d'un exceptionnel soutien populaire et d'une majorité démocrate au Congrès et au Sénat, Obama va devoir compter sur l'audace de ses premières mesures. Comme Roosevelt arrivant à la Maison Blanche en 1933, il dispose de 100 jours pour convaincre l'opinion que son plan d'action peut sauver la planète.F.DURPAIRE et O.RICHOMME sont auteurs de L'Amérique de Barack Obama. F. Durpaire est chercheur au Centre de recherches d'histoire nord-américaine (Paris I). O. Richomme est maître de conférences en civilisation américaine (Lyon II-Lumière) et chargé de cours à l'IEP de Lyon.Extrait du livre :Le 8 décembre 2008, une messe était donnée pour le plan de sauvetage de 15 milliards de dollars réclamé par l'industrie automobile, comme si Dieu était le seul à pouvoir venir en aide au «Big Three» de Détroit : General Motors, Chrysler et Ford. Des millions d'emplois sont en jeu dans ce secteur qui, depuis les années 1920, constituait le symbole de la force économique du pays.La Crise touche le coeur du modèle américain. Il s'agit d'une interrogation sur le capitalisme américain. Au milieu des années 1970, Joseph Connally pouvait dire au monde : «Le dollar, c'est notre monnaie mais c'est votre problème». Aujourd'hui, le mécanisme permettant à la société américaine de vivre au-dessus de ses moyens ne fonctionne plus. Cette crise est aussi celle de l'hyper-crédit. Le surendettement des foyers américains et la faiblesse du taux d'épargne tiennent à un aspect fondamental du «rêve américain» : la confiance en l'avenir. Les ménages américains ont accédé à la propriété, en empruntant des sommes sans rapport avec leurs revenus. Ils ont acheté une nouvelle télévision ou u