C’est un roman sensible et pur que nous offre Francesca Melandri dans sa deuxième oeuvre. Une quête intime et troublante, située sur une île faite de soleil et d’odeurs d’été. Une rencontre entre trois personnages qui subissent indirectement l’enfermement ; un moment suspendu entre trois univers qui ne devaient pas se rencontrer, liés par les conséquences d’actes qu’ils n’ont pas choisis : Paolo, ancien professeur de philosophie ayant perdu sa femme, venu rendre visite à son fils assassin, Luisa, jeune paysanne mère d’une famille nombreuse venue visiter son mari arrêté pour meurtre et Nitti, jeune maton enfermé dans une spirale de violence liée à son travail.
Une rencontre qui va rendre chacun de ces personnages à eux-même, à leur vie d’homme et de femme dénuée de cette violence qui rejailli sur les familles et les personnes qui côtoient les personnes incarcérées. Francesca Melandri nous livre ici une oeuvre sensible et douce, où les regards, les attentions et quelques mots suffisent à tisser un lien tout particulier entre ses personnages, êtres éprouvés et fragiles, et ses lecteurs, attentifs et empreints de pudeur.
Une oeuvre qui laisse une grande place à l’émotion et aux non-dits, portée par une écriture fluide d’une grande beauté, qui nous entraîne avec ravissement à la rencontre de vies bouleversées, d’une complicité particulière née entre des personnages ébréchés et la tendresse si douce de l’écriture de Francesca Melandri. Un très beau livre que je vous recommande.
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