Plongée en apnée dans le monde des SuperRiches de Manhattan, plus particulièrement l'univers des mères au foyer. Leur us et coutumes vues au travers de la lorgnette d'une anthropologue.
On m'a assigné la lecture de ce livre dans le contexte d'un club de lecture entre amis.
J'ai accepté avec un peu de résignation - pensant me retrouver dans une n-ième critique d'un univers déjà documenté mille fois dans les romans et au cinéma - à la Sex and the City. Quelle erreur !
L'auteure est anthropologue et elle ne se gène pas pas pour nourrir son récit, souvent drôle, des fois pathétiques des références au monde animal ou humain (telle tribue, telle civilisation) toujours pertinente et jamais facile.
Au fil de chapitres denses et bien ciblés, on découvre la misère de ces mères de familles souvent nombreuses, étouffant sous de multiples pressions pour faire rayonner leur ménage. Au travers de ce portrait d'une société d'élite qui perd de son attrait à chaque page, Wednesday livre sa vision de l'éducation - un regard très intéressant sur la manière que nous (occidentaux de l'Ouest) avons de considérer notre progéniture et de la garder dans un état d'enfance aussi longtemps que possible.
Bref, on est très, très loin de la critique facile et bonbon, bitchy, que laisse présupposer la couverture.
C'est à découvrir et à lire, on en apprend beaucoup sur l'espèce humaine.