Un livre qui ne m’a pas captivé immédiatement ; il m’aura fallu quelques pages avant de vraiment me plonger dedans. Le début du livre étant un peu décousu dans son récit (en tout cas je l’ai ressenti comme tel).
Toutefois, il augmente en intensité, en réalisme devenant assez puissant en faisant ressortir les horribles banalités de la guerre.
Ce livre se fait l’écho des absurdités de la guerre et de la façon qu’ont les hommes de pouvoir ou les gouvernements de la mener en faisant fi de la réalité du terrain, prenant et imposant des décisions parfois totalement lunaires.
On peut y suivre le personnage principal, Hanson, qui marque une certaine dualité entre poésie et horreur des violences décrites. Ceci fini par le rendre attachant.
Il nous permet de découvrir son évolution au fur et à mesure du temps qu’il passe entre son recrutement et ses dernières campagnes dans la jungle vietnamienne.
On lit ce livre comme un roman qui gêne aux entournures quand on se rappelle que son auteur parle le vrai ayant lui-même vécu les « anecdotes » rapportées, gommant ainsi le côté imaginaire de l’histoire pour en laisser un côté piquant.
Bref, ce livre a fini par me laisser une impression durable.
Je le recommande.