Une attaque nucléaire sur tous les pays du monde, le passé n'a plus d'importance et maintenant il faut vivre au jour le jour. Jon se retrouve avec une vingtaine de personnes confiné dans un hôtel en Suisse, sans réseau téléphonique, sans internet, sans télévision, sont-ils tout ce qu'il reste de l'humanité ? le compteur du monde a été remis à zéro, aucune aide ne viendra de l'extérieur, ils sont livrés à eux-mêmes. Ne vaut-il pas mieux se suicider tout de suite ?
Une fillette de neuf ans est retrouvée assassinée dans un des réservoirs d'eau sur le toit de l'hôtel. Et si l'assassin était parmi les rescapés ? L'ambiance commence à se tendre, le groupe se divise en deux camps. Peut-être ne sont-ils pas seuls, il faudra tuer pour se défendre, pour survivre.
C'est à travers les notes que prend Jon que le lecteur va suivre le déroulement des soixante-jours après l'attaque nucléaire. Je ne suis pas fan des romans d'anticipation mais la situation de départ semblait intéressante, hélas je n'ai jamais réussi à entrer dans ce récit. L'auteur essaye de maintenir l'intérêt du lecteur en déterrant une vieille histoire de tueur en série, en ajoutant l'enquête sur le meurtre de la fillette, et en parsemant son récit de personnages énigmatiques ou de situations dramatiques mais la mayonnaise ne prend pas. La narration est assez confuse, la résolution de l'assassinat est alambiquée, la fin ne réserve aucune surprise, en résumé tout sonne creux.
Un grand merci aux éditions Marabout et à Babelio pour leur confiance