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... sur un petit bouquin triste.
Je n'ai pas beaucoup de sous. Et, de temps à autre, j'aime lire. Je suis donc entrée, plus ou moins par hasard, dans une librairie Oxfam à la recherche de quoi passer quelques heures plus ou moins agréables, sans avoir de désir particulier en tête. Et je suis tombée, sans l'avoir cherché, sur un court roman signé par l'oncle de mon ex-mari.
Un Voyage lointain, de Louis Huwart, n'est pas un livre drôle. C'est un livre à la fois touchant et amer écrit par un homme engagé. On y suit la mission d'un représentant d'Amnesty International, Pierre Hénart, parti au Pérou interviewer un prisonnier politique, et retrouver la jeune femme dont il est amoureux. Las, la belle est fiancée, quant à l'interview et à ses conséquences... Y a-t-il place pour les idéalistes, en ce monde ?
Ce roman n'est pas vraiment un livre politique. C'est surtout le regard d'un homme de chez nous sur un monde qu'il aime, mais auquel il est étranger. Plus encore, où il est perçu comme étrange. Où il dénote, ne serait-ce que par son physique. Où il se sent européen, plutôt que belge. D'un monde où il n'a pas sa place. Pourquoi donc se mêle-t-il de la politique péruvienne, cet homme venu du bout du monde ? Est-il autre chose, pour les locaux, qu'un parasite, au sens médical du terme ? Un hôte indésirable ?
J'ai beaucoup aimé le roman de "mon oncle Louis", regard désabusé sur l'engagement humanitaire. Utile ? Peut-être...
Créée
le 7 mai 2018
Critique lue 62 fois
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le 27 mai 2018
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