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Vermine

Julien Blondel

Résumé · L'humanité, comme une tumeur... A l'échelle de la Terre, trois siècles d'industrialisation auront passé comme un matin fiévreux. Sur son corps, au réveil, elle ressent les prémisses d'une maladie vicieuse. Les énormes cités sont autant de furoncles, les rivières polluées s'écoulent comme des filets de pus, le grondement des machines lui martèle le crâne... La nausée l'envahit, comme une alarme. Elle comprend les sursauts qui l'avaient intriguée, les éruptions soudaines, les tempêtes à la violence démesurée, les frissons des températures folles, les saisons bouleversées... Elle connaît cette sensation, cette fièvre grandissante qui menace son équilibre et progresse sur sa peau, comme une vague impérieuse. Elle a déjà connu la maladie, à l'époque des grands vers. Son corps se souvient, son corps sait, et il se défendra. La révolte gronde, dans les cités de métal. Le chaos guette, tapi dans l'ombre des gouvernements, des religions, des minorités exclues et des individus nourris de médias, de violence et de pulsions refoulées. Le meurtre n'est plus depuis longtemps le premier interdit, on blesse comme on bouscule, on vole comme on oublie. La différence devient source de guerre, le sang coule pour des concepts, des idées. On ne croit plus en rien, mais on tue en son nom... Un instant de silence... « Nous étions le fléau, nous étions le cancer, les enfants ennemis sur le corps de la Terre... »

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Xerxes Wervicq

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Vermine

Julien Blondel

Résumé · L'humanité, comme une tumeur... A l'échelle de la Terre, trois siècles d'industrialisation auront passé comme un matin fiévreux. Sur son corps, au réveil, elle ressent les prémisses d'une maladie vicieuse. Les énormes cités sont autant de furoncles, les rivières polluées s'écoulent comme des filets de pus, le grondement des machines lui martèle le crâne... La nausée l'envahit, comme une alarme. Elle comprend les sursauts qui l'avaient intriguée, les éruptions soudaines, les tempêtes à la violence démesurée, les frissons des températures folles, les saisons bouleversées... Elle connaît cette sensation, cette fièvre grandissante qui menace son équilibre et progresse sur sa peau, comme une vague impérieuse. Elle a déjà connu la maladie, à l'époque des grands vers. Son corps se souvient, son corps sait, et il se défendra. La révolte gronde, dans les cités de métal. Le chaos guette, tapi dans l'ombre des gouvernements, des religions, des minorités exclues et des individus nourris de médias, de violence et de pulsions refoulées. Le meurtre n'est plus depuis longtemps le premier interdit, on blesse comme on bouscule, on vole comme on oublie. La différence devient source de guerre, le sang coule pour des concepts, des idées. On ne croit plus en rien, mais on tue en son nom... Un instant de silence... « Nous étions le fléau, nous étions le cancer, les enfants ennemis sur le corps de la Terre... »

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Monsieur-Dodo

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Vermine

Julien Blondel

Résumé · L'humanité, comme une tumeur... A l'échelle de la Terre, trois siècles d'industrialisation auront passé comme un matin fiévreux. Sur son corps, au réveil, elle ressent les prémisses d'une maladie vicieuse. Les énormes cités sont autant de furoncles, les rivières polluées s'écoulent comme des filets de pus, le grondement des machines lui martèle le crâne... La nausée l'envahit, comme une alarme. Elle comprend les sursauts qui l'avaient intriguée, les éruptions soudaines, les tempêtes à la violence démesurée, les frissons des températures folles, les saisons bouleversées... Elle connaît cette sensation, cette fièvre grandissante qui menace son équilibre et progresse sur sa peau, comme une vague impérieuse. Elle a déjà connu la maladie, à l'époque des grands vers. Son corps se souvient, son corps sait, et il se défendra. La révolte gronde, dans les cités de métal. Le chaos guette, tapi dans l'ombre des gouvernements, des religions, des minorités exclues et des individus nourris de médias, de violence et de pulsions refoulées. Le meurtre n'est plus depuis longtemps le premier interdit, on blesse comme on bouscule, on vole comme on oublie. La différence devient source de guerre, le sang coule pour des concepts, des idées. On ne croit plus en rien, mais on tue en son nom... Un instant de silence... « Nous étions le fléau, nous étions le cancer, les enfants ennemis sur le corps de la Terre... »

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