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SuivreUne épopée américaine
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Légèrement dans l’ombre des deux monstres que sont Les Raisins de la Colère et Des Souris et des Hommes, Steinbeck considérait À l'est d'Éden comme son œuvre majeure. Il déclara : « Ce livre contient tout ce que j’ai pu apprendre sur mon métier ou ma profession au cours de toutes ces années […], je pense que tout ce que j’ai écrit a été, dans un sens, une pratique pour ce livre. »
L’histoire, comme souvent, se passe en Californie, plus précisément dans la vallée de la Salinas dans le comté de Monterey. L’auteur prend un soin tout particulier pour décrire ces paysages magnifiques. Pour avoir parcouru cette vallée l’été dernier lors d’un séjour californien, les descriptions de Steinbeck sont fidèles et très justes. Chaque ligne me replonge un peu plus dans ce lieu verdoyant et paisible, au calme reposant.
Divisé en quatre parties, le roman nous raconte l’histoire croisée de deux familles, les Hamilton et les Trask, une véritable fresque s’étalant sur plusieurs décennies et plusieurs générations. À travers les quelques 700 pages de ce livre, John Steinbeck aborde des thèmes qui sont courant dans son œuvre : opposition entre frères, amour et haine, jalousie, réflexion sur le bien et le mal et bien d’autres encore.
La densité du livre – qui aurait pu écarter quelques lecteurs – est compensée par le style moderne de Steinbeck. Le récit est fluide, et les nombreux personnages sont tous remarquablement bien écrits et travaillés, les dialogues sont justes. Une touche humoristique insoupçonnée égaye parfois ce récit qui est parfois tragique.
Près de soixante-dix ans après sa sortie, À l'est d'Éden n’a pas pris une ride et montre que Steinbeck fait bien parti des plus grands écrivains américains du XXème siècle.
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Créée
le 30 sept. 2021
Critique lue 29 fois
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