La traduction d'un roman est un peu comme l'interprétation d'une oeuvre musicale, cela peut changer tout le plaisir que l'on a à la découvrir. Personnellement, j'ai lu le premier tome traduit par Laure Valentin. Excellent ! Ensuite, le deuxième tome était traduit par Isabelle Gadoin. Quel massacre cette traduction, genre Google translate !
Dans cette malheureuse traduction, terne, sans vie, tout l’esprit de Lucy Maud Montgomery y est perdu, sa fraîcheur, son dynamisme, son humour.
Après quelques dizaines de pages, j’ai cherché une autre traduction et j’ai trouvé celle de Laure Valentin. J’ai retrouvé LMM dans tout son éclat !
Au troisième tome j’ai constaté que cette traductrice avait été remplacée par Sandrine Larbre dans cette collection. J’ai commencé la lecture avec une certaine appréhension. La traduction est correcte mais d’un cran au dessous de celle de LV. Un mot sur certains termes choisis par SL. L’histoire se passe au milieu du XIX siècle. Il y a trop d’anachronismes dans le choix de cette traductrice. L’exemple le plus piquant est celui où un personnage du roman conseille à quelqu’un de fixer ses oreilles décollées avec du « scotch ». On se sent subitement déplacé de plus d’un siècle vers l’avant ! Il y a d’autres termes qui rendent la lecture « décalée ». C’est dommage car il y a comme une perte de contact avec l’ambiance du roman.
La traduction d’un roman est essentielle car elle peut changer le plaisir que vous aurez de votre lecture.