C'est à la suite de la disparition d'Oedipe que Sophocle nous présente l'apocalypse ou la révélation de sa fille Antigone. Cette dernière cherchant à tout prix les honneurs funèbre de son révolté de frère Polynice. Interdit d'être enterré par le roi Chéon et condamné à pourrir comme honte suprême au vue du peuple thébain. Nous avons ici la dualité principale de cette pièce représenté un parti relevant de la justice naturel ou divine. Ce dernier se montre supérieur aux lois humaines des rois et des tyrans afin de respecter la volonté faite sur terre et ciel. Le parti d'Antigone est minoritaire mais bien plus terrible et puissant quand à son impact sur le destin du palais. Le deuxième parti représente l'autorité suprême ("patriarcale" on pourrait dire...) mais surtout une autorité au pouvoir aveugle, ne cherchant qu'à satisfaire son ego. Se déclarant majoritaire, il croit être appuyé de beaucoup mais c'est avec la peur que cette dernière le suis. Elle n'a d'autorité que parce qu'elle le décide, son ego renfermé sur lui même en est la caractéristique.
Il serait facile de voir dans cette pièce une représentation classique du désobéissant à l'obéissant, d'une manière manichéenne pour l'un ou l'autre parti. En vérité il faut voir plus loin que cela. Ce conflit met en scène la volonté ainsi que l'attachement au choses de ce monde. Le parti d'Antigone n'a que faire des choses du monde, ces choses en effet sont à leurs yeux mortes avant de partir. La seule et unique issu à cette vie est la mort, c'est dans la mort qu'un homme se complète réellement. La vie n'a de sens que si le devoir est accompli, autant qu'il le soit dans la violence. C'est dans la violence que le mouvement se crée, qui cause la violence meurt et engendre la violence, qui manie l'épée meurt par l'épée. Chréon de par son obstination de protéger sa petite personne perd les êtres les plus cher à ses yeux. Les errynies vengeresse ont fait leurs œuvres, en remplaçant Œdipe en tant que roi, II finit tyran aveugle.