C'est un pur hasard si ma première chronique de l'année tombe sur "Après", de Stephen King, petit moment de lecture que j'attends avec impatience à chaque sortie. Et je dois l'avouer, ces dernières parutions m'ont laissé un peu petit plus sceptique le temps avançant... C'est donc avec un peu de réticence que je me suis lancé dans cette histoire, de peur d'être déçu.
Et cette histoire, c'est celle de Jamie, un petit garçon qui peut voir et parler aux morts. On suit de son point de vue sa vie de ses 6 à 22 ans à peu près, mais également celle de sa mère et de Liz, et surtout sa rencontre avec une entité ma foi peu aimable (et bien connu du multivers King-ien...).
Alors oui c'était sympa et divertissant, mais sans plus pour moi. Je ne suis plus autant saisi qu'auparavant, tant au niveau de l'histoire, des personnages mais surtout du fantastique. Cette touche que King arrivait parfaitement à intégrer tout au long de ces romans (je pense surtout à "Ça" et au "Fléau") a disparu pour moi aujourd'hui : l'entité de cette histoire est aussi bancale et peu intéressante que celle de L'Outsider. Et le fait de rajouter un cross-over avec un autre roman de King ne me fait pas changer d'avis sur ce point.
La magie ne marche plus : les personnages me semblent assez fades (comparés à d'autres romans de cet auteur, encore une fois), leurs relations aussi, et l'intrigue m'a pas mal laissé de marbre (les révélations finales sont assez décevantes : le soufflet, déjà assez plat, est très vite retombé).
Après (marrant non ?), je n'ai pas totalement été dégoûté de cette lecture : le récit se lit extrêmement vite, est assez addictif et fait plutôt penser au final à un format de novella. Voilà ce que ça a été : un livre coup de vent, que j'ai déjà un peu oublié mais qui m'a fait passé un moment divertissant.
C'est juste qu'à titre plus personnel, Stephen King ne m'a pas habitué à des lectures "divertissantes", mais plutôt des pavés balancés en pleine face qui ont jonché le visage de mon adolescence (?). Prenez-le pour de la nostalgie d'un temps peut-être révolu, plutôt que pour un acharnement sur un papi pour qui j'ai un attachement très particulier (enfin pour ses écrits, vous m'avez compris).
J'aimerais juste retrouver sa magie.