Le hasard faisant parfois bien les choses, la collusion Raphael Melz/Habrien Klent m'était connue. Aussi, après son essentielle "Paresse pour tous", je m'interrogeais sur cet ovni tout fin, que j'ai failli fermer après trois pages d'ouverture désarmantes, pour moi agaçantes, pour garder en tête l'utopie adorée. Je me réjouis trop rarement de prendre des bonnes décisions mais c'en fut une. Cet "Après", après la mort, après la vie, après l'amour, est un oasis d'intelligence sensible qui bouleverse sans pathos, sans effet, nu. Un poème en prose sur finalement ce qui nous tient-les enfants, les petites habitudes, l'universel- et qui disparaîtra aussi certainement qui l'est arrivé. Magistral, pour moi encore.