Un roman très particulier. L'histoire en soi est simple : un ancien soldat de la Grande Guerre sort de prison après avoir tué sa femme. Il fait voeu d'honnêteté mais replonge dans la banditisme. Non, là où cela se complique, c'est dans la narration. Berlin Alexanderplatz est une vraie expérience. Doblin utilise la technique du collage, mélangeant les pensées des personnages, articles de journaux, discours...Il faut s'accrocher au départ, pendant un bon tiers du livre. On se laisse ensuite emporté par les aventures de Franz, sa relation avec Mieze et celle avec Reinhold. Seule petite déception, je n'ai pas vraiment ressenti l'atmosphère berlinoise des années 20/30.