Si tu pensais que les dramas familiaux à la Game of Thrones étaient une invention récente, Racine te rappelle qu’à Rome, on jouait déjà à "qui trahira qui en premier". Spoiler : tout le monde.
L’histoire ? Néron, empereur un poil toxique, veut piquer la copine de son demi-frère Britannicus. Agrippine, sa mère, commence à capter que son fiston est en train de vriller. Britannicus, lui, pense naïvement qu’il va récupérer sa meuf et que tout va bien se passer. Et bien sûr, tout finit en bain de sang.
Le gros point fort ? C’est du Racine en mode "Empire romain, mais make it tragique". Les alexandrins sont ciselés, la tension est à son max, et Néron en parfait psychopathe manipulateur, ça fonctionne à merveille. C’est sombre, intense et bien rythmé.
Le hic ? Britannicus, c’est le héros, mais il se fait balader du début à la fin. C’est un peu comme si tu regardais quelqu’un se diriger vers un piège avec un sourire béat en disant "mais non, tout va bien". Résultat, t’as envie de lui hurler "Mec, fuis !" pendant toute la pièce.
Bref, Britannicus, c’est un thriller antique où amour, trahison et pouvoir se mélangent dans une tragédie en slow-motion. À lire si tu veux voir Néron en mode "cauchemar du dîner de famille".