Résumé (traduit de l'italien avec Deepl) :
"Qu'est-ce que l'obscurité pour un enfant, sinon l'image de l'autre qui s'insinue dans son regard enfantin lorsque la confiance se transforme dramatiquement en crainte et en peur ? Qu'est-ce que l'obscurité, sinon l'aphasie d'un corps encore immature au moment où il rencontre cette chose incompréhensible et mystérieuse qu'est le comportement sexuel de l'adulte ? Est-il possible d'effacer cette obscurité sans tuer l'enfant qui est en chacun de nous ? Douze histoires qui racontent la violence subie pendant l'enfance et l'adolescence."
Purée, ce recueil de nouvelles fut éprouvant, comme on peut s'y attendre! Un style froid et direct, mais loin d'être dénué d'empathie de la part de l'autrice, pour ses personnages. La plus marquante de ces nouvelles est sans doute "Viollca la bambina albanese" ("Viollca, la gamine albanaise"), racontant le récit, du point de vue de la petite fille du titre, qui a été enlevée et gardée en captivité par une organisation mafieuse qui la destine à la prostitution... Véritablement glaçant et sordide, mais sans jamais tomber dans le voyeurisme. Une autre nouvelle "Un numero sul braccio" (littéralement "Un numéro sur le bras") raconte la confrontation d'une rescapée des camps de la mort, enfant au moment des faits, avec son ancien bourreau nazi, devenu gérant d'une boutique bien des années après. Très amer, encore une fois... Bref, un livre choc, très éprouvant mais nécessaire, et réservé aux personnes ayant le coeur bien accroché (et italophones, car malheureusement jamais traduit à ma connaissance).
A noter que ce livre a obtenu, dans son pays d'origine, le prestigieux Prix Strega, en 1999.