Aucune facette de la modernité molle et consensuelle n'est épargnée par le ton féroce, diabolique et fascinant de Philippe Muray.
Les lecteurs de La Montagne ont eu l'incroyable chance de profiter de ces chroniques désabusées entre 2000 et 2006, chroniques qui sont la meilleure réponse à l'ignoble et vomitif "Respectez la joie !" de Marie-George Buffet, devise du monde moderne.
On savourera les analyses impitoyables de Muray sur des sujets aussi divers que les attentats du 11 Septembre, la bouffonnerie législative, l'élection de Benoît XVI, une rave party bretonne, les émeutes de 2005, etc. etc.
Ces chroniques sont d'autant plus jouissives que Philippe Muray était seul, comme le rappelle si bien François Taillandier au lendemain de sa mort, "seul face à ce monde intarissable, et tellement moins intéressant ! [...] Seul comme Balzac, seul comme Baudelaire, qu'il aimait tant."