C’est une expérience de lecture ingrate que cet addendum à Intérieur, du même auteur, qui proposait un inventaire méticuleux de l’appartement que Thomas Clerc occupait dans le 10e arrondissement. L’exploration de la cave (en réalité disparue puisque Thomas Clerc a déménagé depuis l’expérience d’Intérieur), dont ce nouveau livre est l’objet, est l’occasion d’une plongée dans le refoulé, les zones sombres du désir… d’où une forme malheureusement trop lâche, qui procède par accumulations de vision et d’idées, la cave se transformant tour à tour en grotte, en strate archéologique antique, en salle de cinéma, en cachot ou en cabaret clandestin, tous lieux supports d’une prolifération du discours. Thomas Clerc s’y montre occasionnellement très fin mais pas suffisamment pour maintenir l’intérêt de cette auto-analyse très complaisante.