Je ne vois qu’une explication…

René Manzor a acheté la Masterclass de Thiliez à 300 euros expliquant en 5 heures de vidéos comment écrire un roman en 4 mois pour le faire publier.

Parce qu’on a tout des trames de Thilliez !

Un truc improbable, un côté sombre à l’enquête, une histoire qui vire vers l’horreur et une explication tirée par les cheveux pour un dénouement qui se veut surprenant avec des chapitres courts qui commencent tous par une description à la noix et inutile...

Sauf que ça ne marche pas ! On est dans du sous-Thilliez (qui devient lui-même un peu sous-lui-même depuis quelques années mais c’est un autre sujet…).

Au départ, j’aimais bien. Une intrigue intrigante, ça a l’air sympa.

Et puis, en avançant, les personnages mal dégrossis ont commencé à prendre trop de place avec leur caricature… Le flic forcément bourru ; l’avocat trop badasse ; la spécialiste américaine hyper pointue qui sait absolument tout des méthodes d’enterrement du monde entier depuis 50 siècles, y compris celle de la petit bourgade écossaise entre 738 et 742…

Mon intérêt a encore baissé avec les fils du lieutenant, rhalala, les clichés qui pleuvent du brave gars perdu parce que sa femme est morte, c’est pas possible !!!

Mon intérêt à encore baissé quand l’intrigue a commencé à livrer ses secrets… Sans vouloir divulgâcher mais un peu quand même, dis donc, ça tombe bien, cinq victimes, cinq religions différentes ! Si c’est pas du bol, tout ça…

Ça a commencé à franchement m’horripiler quand les gens ont commencé à faire des trucs illogiques, la femme qui SAIT qu’elle ne DOIT PAS entrer seule dans la pièce… ET QUI RENTRE SEULE DANS LA PIECE !!!!! Mais je croyais que ce procédé stupide était interdit depuis Scream !!!!!

D’autant plus pénible qu’on voit tout venir de méga loin, à part éventuellement un détail sur un truc ou deux.

On est encore monté d’un cran dans l’énervement avec la meuf qui est contre les sentiments et l’attachement mais qui est amoureuse à la vie à la mort d’un mec qu’elle a vu trois fois en quatre jours !!!

Donc pour finir, ben faut bien un truc totalement tiré par les cheveux pour recoller tous ces morceaux capillotracté dans un style d’écriture de plus en plus simpliste et empli de clichés…

Parce que c’est assez simple de rendre crédible n’importe quoi : il suffit que tous les personnages finissent par y croire et allez… Mais tout est tellement improbable que j’ai fini simplement pour ne pas avoir l’impression d’avoir perdu mon temps pour rien.

Bref, la méthode ne marche pas : juste l’impression de lire un bouquin calibré de mauvaise qualité.

Juste un détail à la fin qui m’a fait lever un sourcil parce que je ne m’y attendais pas mais c’est bien maigre pour autant de pages…

Cellophane
1
Écrit par

Créée

le 29 nov. 2024

Critique lue 7 fois

Cellophane

Écrit par

Critique lue 7 fois

D'autres avis sur Celui dont le nom n'est plus

Celui dont le nom n'est plus
arbrevert
7

Critique de Celui dont le nom n'est plus par arbrevert

Livre bien écrit et très addictif. Les personnages sont bien construits et l'histoire prenante. Il n'y a pas de grandes surprises mais ça reste efficace! On avance tranquillement dans l'enquête sans...

le 3 oct. 2015

1 j'aime

Celui dont le nom n'est plus
Cellophane
1

Critique de Celui dont le nom n'est plus par Cellophane

Je ne vois qu’une explication…René Manzor a acheté la Masterclass de Thiliez à 300 euros expliquant en 5 heures de vidéos comment écrire un roman en 4 mois pour le faire publier.Parce qu’on a tout...

le 29 nov. 2024

Celui dont le nom n'est plus
Sedgewick
9

Critique de Celui dont le nom n'est plus par Sedgewick

À Londres, une affaire de meurtres donne du fil à retordre à l'équipe composée de l'enquêteur McKenna, de la criminologue Dahlia Rhymes et de l'avocat Nils Blake. Chaque jour, une nouvelle victime...

le 13 janv. 2015

Du même critique

Closer
Cellophane
3

C'est une blague ?

Alors habituellement, je note entre 5 et 10, par respect pour le travail des artistes. Mais là, ce n'est pas possible. C'est une plaisanterie ? Mon enceinte est mal réglée ? J'ai une bestiole dans...

le 11 déc. 2015

10 j'aime

96

The Outrun
Cellophane
6

Critique de The Outrun par Cellophane

Au final, c’est bien.Au début, la dépendance alcoolique, bon, ça faisait très « documentaire » (et le film n’en est pas loin puisque c’est tiré d’un livre autobiographique avec l’auteur qui a...

le 10 sept. 2024

7 j'aime

2