Il est difficile de dire ce que ce livre a raviver d’émotions chez moi — la douleur, la honte, la tristesse. Plusieurs fois, j’ai eu les larmes aux yeux. Parce qu’en lisant ce texte, je me suis sentie reconnue.
Le pays psychiatrique : un territoire à part, un continent sans refuges, où l’on apprend à survivre. En peu de pages, Treize parvient à saisir tout ce qu’il y a de terrible, d’étouffant, d’injuste dans ces échanges entre patient·es et psychiatres.
Ce livre m’a permis de me sentir moins seule. Il m’a donné envie de parler, de me dévoiler, de ne plus avoir honte. De me croire capable, forte, vivante.
Je ne pensais pas qu’un tel témoignage existait. C’est un texte qui soutient, qui accompagne. Pour celles et ceux qui vivent l’enfermement psychiatrique, et pour leurs proches.