Enfin publié après de nombreuses années de gestation, Charlotte est le fruit de la fascination de David Foenkinos pour la peintre Charlotte Salomon. Manquant de souffle (d'après ses dires) pour raconter l’histoire tragique de cette artiste – dont on a retrouvé après sa mort une autobiographie illustrée appelée "Vie ? Ou théâtre ?" – il a dû n’écrire qu’une phrase par ligne, « pour respirer ». Ne serait-ce pas pour plutôt le début d'un pédantisme stylistique ? L'histoire est prenante, mais je ne sais pas si "Charlotte" mérite son succès (prix Renaudot, Goncourt des lycéens), entre les "emprunts" manifestes à l'autobiographie de Charlotte Salomon et les soupçons d'opportunisme littéraire.