Les hypocondriaques ont toujours existé, mais il semblerait que leur nombre explose depuis quelques années. La faute à ? Sans doute à un trop plein d’informations. Presque un comble si on y pense. S’inquiéter de sa santé, douter en attendant d’avoir un avis médical professionnel, qui n’a jamais été concerné ? Alors on va chercher dans nos ressources et ces dernières ont été décuplées avec celles du web. Je l’ai fait aussi et je pense continuer à le faire, mais sans doute ai-je la sagesse de prendre du recul (pas toujours facile vous me direz) et de croiser les sources. Là, c’est une manie ou une habitude qui me vient de ma formation d’historienne. Et puis, je ne pense pas toujours au pire non plus. La douleur, l’intensité des maux ou la gêne occasionnée ne sont pas garants d’un mal incurable ou foudroyant.


Dans ce livre, Michel Cymes cherche surtout à rassurer les hypocondriaques, même si c’est difficile car ces personnes sont assurément des patients qui ne vont pas bien du tout, mais heureusement, la plupart du temps, ils se trompent dans leur diagnostic. L’essentiel est dans leur tête et aussi dans leur corps car leur souffrance est réelle.
On l’est d’ailleurs tous plus ou moins hypocondriaque, régulièrement ou occasionnellement, mais ce livre est là pour nous montrer qu’il n’est pas utile de se faire plus de mal que ce que l’on éprouve déjà. Le stress est un facteur aggravant dans la plupart des cas.
Comme tous les autres ouvrages de Michel Cymes que j’ai pu lire, celui-ci est facile d’accès, assez complet puisqu’il offre un tour d’horizon de beaucoup de situations que l’on peut rencontrer dans nos existences. Il y aura toujours des points qui n’auront pas été abordés, mais il serait vain de vouloir tous les traiter dans un seul titre.
On apprend en s’amusant car ce cher docteur a toujours quelques bons mots qui font qu’on le reconnaît entre mille. Son humour me convient et son côté à la bonne franquette aussi. Bref, il est dans ses livres comme à la télévision (même si je la regarde si peu que je ne l’y vois pas souvent du coup).


Un livre intéressant que l’on pourra garder et offrir aussi car il peut apporter un peu de réconfort, rassurer, aider à prendre justement un peu de recul. S’inquiéter et consulter, c’est légitime, mais avec raison et justesse.
« Les gens bien portants sont des malades qui s’ignorent » (Knock)… Mais on peut dire aussi que : « Négliger de s’occuper de sa santé, c’est déraisonnable ; s’en occuper trop, c’est bien pire. » (Chauvot de Beauchêne)

Emeralda
8
Écrit par

Créée

le 29 mai 2018

Critique lue 209 fois

Chers hypocondriaques...

Chers hypocondriaques...

8

Emeralda

le 29 mai 2018

Suivre

Tout n'est pas mortel

Les hypocondriaques ont toujours existé, mais il semblerait que leur nombre explose depuis quelques années. La faute à ? Sans doute à un trop plein d’informations. Presque un comble si on y pense...

Chers hypocondriaques...

Chers hypocondriaques...

6

Inspecteur-Fvrier

le 27 juil. 2022

Suivre

Ça ne soigne pas ..mais cela détend !

Ne cherchez pas de la grande littérature, mais cet oppuscule trouvé dans ma villégiature louée cet été se lit très facilement. Et alors..., l'auteur que je ne supporte pas à l'écran possède un style...

Le Mari de mon frère, tome 4

Le Mari de mon frère, tome 4

9

Emeralda

le 24 sept. 2018

Suivre

Ce n'est qu'un au revoir

Il est rare qu’un livre me fasse pleurer réellement et un manga encore plus, mais force est d’avouer que j’ai bien versé quelques larmes lors des dernières pages de ce quatrième et dernier tome de la...

Le Braconnier du lac perdu

Le Braconnier du lac perdu

7

Emeralda

le 21 mai 2013

Suivre

Critique de Le Braconnier du lac perdu par Emeralda

On nous présente cet opus comme étant le plus sombre de la trilogie et l'on ne nous a pas menti. Je puis vous l'affirmer après avoir tout lu. C'est sombre, un peu à l'image de la météo / du climat...

Les Prénoms épicènes

Les Prénoms épicènes

7

Emeralda

le 17 sept. 2018

Suivre

Effet doublon ?

Chaque nouvel opus signé Amélie Nothomb est attendu à la maison car je n’en suis pas la seule et unique lectrice régulière. Mon mari s’est pris au jeu et il m’a même encore une fois devancé pour...