Sans ce livre, je n’aurais sans doute jamais ouvert (et compris) Les Méditations métaphysiques de Descartes et L’Ethique de Spinoza. Deux rencontres philosophiques inestimables qui devraient normalement m’interdire de formuler toute critique négative à l’endroit de cet ouvrage.
Mais, au-delà de la vulgarisation précieuse qui s’y trouve, Cinephilo comporte un vice de forme : l’auteur illustre chaque proposition philosophique par un film, d’où le titre. Or, le film n’apporte pas vraiment de plus-value à l’illustration philosophique, car ce n’est pas le film en tant que film, c’est à dire une proposition artistique avant tout visuelle, qui permet d’étayer la plupart des propositions philosophiques de Spinoza et Descartes, c’est bien plutôt le récit du film qui le permet. Les options cinématographiques des films cités ne sont pas tellement invoquées, et pour cause, elle n’entrent pas en jeu dans l’illustration des propositions philosophiques.
Ceci étant, cette réserve est anecdotique à l’échelle du livre entier de très bonne qualité, mais mérite néanmoins d’être formulée compte-tenu du titre.