Un livre d’un pessimisme plein d’humour souvent pénible tant par le style varié que par le foisonnement d’idées trop peu approfondies.
Un livre plein de fulgurance pour décrire ce qui fait civilisation. Ce qui constitue les cultures européennes et américaines au sein de ce qui est devenu la civilisation occidentale.
Sa thèse étant plutôt que la civilisation américaine se substitue à la civilisation européenne, ce que je ne crois pas. Regis Debray me semble atteint par le syndrome de ceux qui ont été et qui voudrait tant voir le monde disparaître avec eux.
"Nous avons une civilisation fondée sur le temps [] à l'inverse de l'Amérique, fondée sur l'espace." Est pour moi la phrase clé du livre qui pose notre différence de nature.
Inutile de se battre pour le leadership. L’usage spontané de ce mot indique bien que l’Europe a perdu dans ce domaine, mais ne lui reste-t-il pas l’essentiel ? Au lieu de s’assimiler, la civilisation européenne peut probablement former un symbiote avec la civilisation américaine pour ne pas dire la parasiter et assurer ainsi sa survie.