Véritable diamant brut, ce premier roman autobiographique de Mishima marque la naissance d’un grand écrivain. À travers un style flamboyant et d’une grande justesse, l’auteur du Pavillon d’or questionne les notions de normalité et d’immoralité, détaille les vertiges de l’adolescence et nous entraîne dans les ténèbres du désir frustré.

Il s’agit d‘une œuvre à très nette connotation autobiographique. Mishima nous propose une série de chapitres scellés dans lesquels chacun représente une étape fondamentale de sa vie, de l'enfance à la jeunesse, en passant par la Seconde Guerre mondiale et l'immédiat après-guerre.

Koo-chan, le narrateur est un enfant puis un jeune homme maladif qui dès son plus jeune âge, a grandi et a été élevé avec ses sœurs par sa grand-mère très conservatrice.

Il voudrait être attiré par les filles, comme tous les autres dans son école, et il essaie autant qu’il peut ; Mais son « jouet » ne deviendra jamais « dur ». Il ne le sera quand regardant les garçons.

Ce qui lui causera une culpabilité le mènera sur le terrain du remords, de la peur, de la honte … Il se sentira attiré par les garçons mais aussi par la violence envers ces garçons, par le sang versé par ces garçons, par la mort de ces garçons et de lui-même (attirance, érotisme, lascivité, morbidité). Il a aussi « la certitude qu'il mourra jeune et attend la mort « comme un doux espoir ». Difficile de ne pas penser à ce que sera la mort de Mishima , Koo-chan comprends que pour sa famille, s'habiller en femme où ressentir du désir où de l’amour pour les autres hommes serait intolérable et que ce que dont il souffre c’est d’une « inversion sexuelle ».

Lorsqu'il agit normalement, les gens pensent qu'il joue un rôle et quand il agit en jouant le rôle d’un « homme », ils pensent voir sa nature réelle !

#henrimesquida #cinemaetlitteraturegay

HenriMesquidaJr
7
Écrit par

Créée

le 4 sept. 2024

Critique lue 4 fois

HENRI MESQUIDA

Écrit par

Critique lue 4 fois

D'autres avis sur Confession d'un masque

Confession d'un masque

Confession d'un masque

8

Mr_Kir

le 8 mai 2013

Suivre

Critique de Confession d'un masque par Mr_Kir

Confession d'un masque est un de ces livres qui laissent derrière eux une impression trouble. Quelque chose qui reste encore après la dernière page et flotte en nous comme les légères effluves d'un...

Confession d'un masque

Confession d'un masque

10

Trucydide

le 5 déc. 2020

Suivre

"Le plus terrible dans la beauté n'est pas d'être effrayante, mais d'être mystérieuse."

Tout est faux chez Kochan, excepté ses pulsions. En compagnie de ses semblables, il renonce à lui-même pour se retrouver dans la solitude d’éros. Dans le désir seul réside sa vérité, sa transparence,...

Confession d'un masque

Confession d'un masque

3

Queenie

le 20 juin 2012

Suivre

Critique de Confession d'un masque par Queenie

Histoire autobiographique (ou comme si) d'un garçon qui s'éveille à la sexualité, au désir, à son corps, et aux autres. Avec ce décalage parce qu'il a des attirances homosexuelles qu'il doit...

Du même critique

Jonas

Jonas

8

HenriMesquidaJr

le 16 sept. 2018

Suivre

Critique de Jonas par HENRI MESQUIDA

Magnifique premier film d'un jeune réalisateur ultra talentueux et plein d'avenir. Je l'ai vu en avant première, les acteurs sont tous formidables et bien dirigés, le scénario est malin et tient en...

L'Œuvre au noir

L'Œuvre au noir

9

HenriMesquidaJr

le 12 mars 2017

Suivre

Critique de L'Œuvre au noir par HENRI MESQUIDA

Pour commencer, si vous avez l'intention de lire ce roman et que vos connaissances historiques sont faibles, il va vous falloir réviser. Je pense très sincèrement qu'il est indispensable de bien...

Werewolf

Werewolf

8

HenriMesquidaJr

le 2 oct. 2019

Suivre

Critique de Werewolf par HENRI MESQUIDA

Attention pas de loup garou dans ce film qui n'est pas non plus un film d'horeur mais un drame psychologique. Nous sommes en 1945. La guerre vient de se terminer mais les premières semaines de paix...