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SuivreTraduit en justice
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Je ne me permets pas ici de re-résumer une œuvre aussi massive et importante que Crime et Châtiment.
Dostoievksy nous fait encore une fois une démonstration de son talent d'analyse introspective de l'âme humaine, on suit un ancien étudiant dans la misère en proie à des tortures internes que le commun des mortels n'effleurait qu'à peine, tous les personnages permettent au protagoniste un questionnement nouveaux. Ainsi pendant 800 pages on suit, on regarde, on contemple les aventures psychologiques de Raskolnikov en suivant un peu celles des personnages secondaires.
Le problème est là, on ne fait pendant 800 pages "que" regarder ce qu'il se passe, l'interprétation faite par le narrateur à la troisième personne se borne à analyser des détails, sans questionner sur les causes plus grandes de la misère de Raskolnikov.
Ainsi il faut attendre la deuxième partie de l'épilogue pour avoir ne serait-ce qu'une bribe de dénouement, de "solution" à toute cette souffrance. Il nous apparait que l'auteur n'a pas voulu se lancer dans la tache vraiment difficile, la question essentielle et la plus importante à notre sens de la "résurrection" de Raskolnikov et Sonia. Le seul passage où on sent véritablement évoluer le personnages ne fait qu'une quinzaine de pages sous couvert de religion chrétienne sans vraiment analyser ce processus de refonte de l'être.
Dès lors assurément cette œuvre sera fortement appréciée par un individu qui se complait à la contemplation de sa souffrance sans jamais vouloir y remédier ni en changer. Il sera également apprécié par les pseudo-analystes tiktok de la pensée humaine qui tireront des conclusions générales et impersonnelles sans jamais remettre en cause le système politique sous-jacent.
Créée
le 2 févr. 2026
Critique lue 4 fois
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