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le 8 sept. 2014
SuivreTraduit en justice
En fin d’ouvrage de l’édition Babel, le traducteur André Markowicz raconte l’anecdote du vol de son ordinateur, contenant un bon premier tiers de "crime et châtiment". Obligé de s’atteler une...
Penché au bord d'une falaise, il fut terrifié. Terrifié non de la chute mais de son possible saut.
C'est ainsi qu'en 1844 Kierkegaard définit l'angoisse, par ce « vertige de la liberté ».
C'est une vingtaine d'années plus tard que Dostoïevski nous offrira l'expérience la plus prenante de ce concept, dans la première partie de Crime et Châtiment. Il nous offre l'esprit de Raskolnikov alors en plein doute. L'idée l'ayant un jour pris d'assassiner une femme, nous le retrouvons errant dans la ville, terrifié, dégoûté, grisé, transcendé par cette idée, cette possibilité. Les chapitres les plus prenants de cette œuvre nous sont alors offerts.
Une fois l'acte accompli, ses tiraillements ne le quitteront pas pour autant. Il lui faut maintenant donner une raison à cela. Se prenant d'abord pour Robin des Bois, puis pour Gripsou, l'idée de l'homme supérieur semble être la solution. Le meurtre est alors un test. Test permettant de savoir s'il est un de ces hommes supérieurs pouvant transcender les normes pour une élévation ou non. Mais est-ce réellement pour cela, ou simplement pour expérimenter sa propre liberté ?
Face à son incapacité à justifier son acte, il finira par sombrer dans la maladie et la folie, puis par fuir dans l'aveu
03/09/2026
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