Daemone Eraser s'appelait autrefois David Rosenberg. Il est devenu un gladiateur sans pitié après qu'il ait perdu une fois la vie puis que sa femme Susan soit morte. Un jour, un Maître du Temps, Lhargo, lui promet de sauver son épouse du royaume des morts s'il réalise 5 contrats d'exécution d'êtres malfaisants. Accompagné de sa fidèle garde du corps Kimoko, la cyborg hyper sexy et Gilrein, l'homme-chat maître dans le domaine de l'informatique et du pilotage de vaisseau, Daemone va réaliser son voyage initiatique en devenant un assassin, mais il renouera pourtant avec l'humanité qu'il avait perdue.
Daemone est un petit bouquin empruntant autant au space-opéra qu'au Western. Un petit livre couillu, à l'écriture saisissante. Il y a du Cowboy bebop à l'intérieur, un peu de Battlestar Galactica, du Stars Wars dans la construction contextuelle des Septs berceaux, l'univers inventé par Day. En bref : des guns, des armes hyperdestructrices, du sang et peut-être, au bout du chemin de Daemone Eraser, la rédemption. J'apprécie beaucoup le style de Day, cru, et pourtant extrêment poétique. Les textes des dialogues sont courts, saisissants ; on ne se perd pas dans des longueurs descriptives superflues. On va direct à l'essentiel, et derrière les éléments de violence comme d'érotisme dort un véritable questionnement : jusqu'où pourriez-vous aller par amour?