Dark horse, Craig Johnson, Gallmeister (traduit par Sophie Aslanides)
Mary Barsad est transférée à la prison de Durant, comté d’Absaroka, Wyoming pour le meurtre de son mari. Le shérif Walt Longmire ne croit pas en sa culpabilité. C’est donc sous couverture qu’il va enquêter à Absalom, la ville dans laquelle le meurtre a eu lieu. Dire qu’il y est bien accueilli serait mentir.
Tome 5 des enquêtes de Walt Longmire, shérif dans le comté le moins peuplé de l’état le moins peuplé des États-Unis. Comme a chaque fois, il base son enquête sur les rencontres qu’il fait, les confidences et beaucoup sur ses ressentis, sur les non-dits et ses intuitions. Tout cela ne le mène pas par le plus court chemin vers la vérité, il prend des détours, des chemins de traverse, à pied, en voiture et cette fois-ci à cheval.
J’avoue avoir eu un peu plus de mal à tout comprendre dans ce tome que dans les précédents. Des événements ou des actions s’enchaînent sans que j’aie bien saisi pourquoi, mais peut-être ai-je lu trop vite ? Et puis Walt Longmire se retrouve seul, sans ses collègues très peu présents -mais quelle présence de Vic son adjointe !-, et quasiment sans son ami Henry Standing Bear. Et c’est dans les échanges, dans les interactions entre les personnages que la série est captivante.
Nonobstant, il reste quelques belles scènes dans des paysages sublimés par Craig Johnson, des dialogues ciselés qui font mouche et rire :
"- Ça s’est bien passé. […]
- Vous connaissez la différence entre un troudu’c et un anus ? […]
- Non, c’est quoi ?
- Un anus ne peut pas dire "ça s’est bien passé"."
Malgré ma -très relative- déception, je vais continuer d’explorer la série Walt Longmire, parce que vraiment, c’est vachement bien.