Das Kapital par bilouaustria
Si l'on reconnaît un écrivain à son sens de l'anticipation, à son flair, alors pas de doute Viken Berberian est de la trempe des Don De Lillo. Son Das Kapital avait prédit la crise financière, rien de moins ; Wayne est un trader de Wall Street aux dents longues qui parie sur les drames humains à travers le monde et relit Marx, le matin, entre deux biscuits Fauchon. Raz-de marée, émeutes, ou suicides l'enchantent mais un accord de paix ou un nouveau vaccin peuvent le plonger en pleine dépression. Avec l'aide d'un mystérieux corse situationniste, il perpétue même des attentats pour s'assurer que le monde continue à aller mal (et faire ainsi grimper ses profits). Mais Wayne n'avait pas prévu qu'un grain de sable viendrait enrayer son Bloomberg : l'amour. Claro qui le traduit ne s'y est pas trompé : Das Kapital, a novel of love and money markets est un joli condensé de violence et de cynisme capitaliste, un roman de saison finalement.