La première parution française, en 2009, de cet essai comportait trois textes, cette édition, de 2024, en comprend cinq : Les flammes de New York - Le cadavre berlinois dans le placard de l’Utah - Las Vegas contre la nature – Villes mortes : Une histoire naturelle – Le début d’une étrange époque.
Il faut savoir que les chiffres sont de la fin des années 1990 et début des années 2000, la publication en VO datant de 2002.
J’ai dû me le rappeler quand je trouvais très difficile de lire certains faits et chiffres aberrants, dans la mesure où 25 années ont passé et que les choses ne se sont pas améliorées pour la nature, le climat et êtres vivants.
Des chiffres et des faits qui révoltent par leur démesure et leur inéluctabilité, encore plus maintenant ! Ce qui a été consommé ou détruit ne peut pas être recréé.
Les situations, que l’auteur a développé de façon exponentielle pour en faire une dystopie scientifique et écologique, deviennent de plus en plus réelles : la pollution de l’air, de l’eau et sa raréfaction, les pollutions terrestres et maritimes, le réchauffement de la planète qui engendre des températures quasi extrêmes avec des sécheresses de plus en plus fréquentes et longues.
(El Nino devenu Super EL Nino ; le Gulf Stream qui s’éloigne vers le nord-ouest, poussé par les eaux froides de la fonte des glaces mais aussi par la circulation changeante des vents, et qui va faire perdre, à terme, le côté tempéré de l’Europe de l’Ouest.)
Résultat de la démesure d’une consommation d’éléments naturels ou produits, en pensant uniquement au profit et au bien-être matériel de certains. Bien avant la mise en place de cette démesure la nature a été largement mise à mal par les guerres, principalement la Seconde Guerre mondiale qui a connu un développement dans les armes capables de détruire plus loin et plus avec une multiplication des moyens !
Une horreur, parce que si l’on sait pas mal de choses sur cette guerre et celles qui ont suivi, il y a les “détails” sur l’organisation, sur ce qui a primé et le peu de place laissé aux êtres humains et à l’avenir, qui n'ont jamais été communiqués au grand public dans un média accessible !
Il y aurait tant à dire sur ces textes qui sont des constats sans appel des pires ignominies sorties de l’imagination humaine et qui ont mené aux situations actuelles de destruction de notre seul habitat et au mépris de l’immense majorité des populations. Je n’ai pas abordé les côtés sécuritaires et ségrégationnistes qui ne sont pas en reste quant à leur démesure !
Le côté positif est le constat que sans l’humain la nature reprend sa place, avec puissance, luxuriance et diversité, favorisant certains animaux au détriment d’autres mais en retrouvant un équilibre qui lui est propre et surtout bénéfique !
Textes difficiles à lire, que j’ai consommé avec modération car je suis très sensible à ce sujet, un temps assez long m’a été nécessaire pour ne pas me retrouver révulsée, désespérée et impuissante !
#deadcities #massecritiquebabelio