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Et c'est avec Des animaux difficiles que la tétralogie futuriste de Rosa Montero, dont l'héroïne est la réplicante Bruna Husky, prend fin. Un roman situé en 2111 à Madrid qui n'a rien à envier à ses prédécesseurs et qui tend, plus que les autres encore, un miroir à notre époque si troublée. Vers l'entropie, tel est aurait pu être le sous-titre de cet épisode qui nous montre une planète plus que jamais divisée, soumise au chaos, avec un président des États-Unis de la Terre rétronationaliste (sic), aux idées proches du fascisme, et avec des entreprises gigantesques, avides de profit (pléonasme) et se souciant comme une guigne des inégalités galopantes. Toute ressemblance avec le monde de 2026 n'est visiblement pas fortuite. Mais le livre est aussi un polar délectable, avec un personnage principal, Bruna Husky, qui rappelle les traditionnels détectives un tantinet dépressifs et portés sur la bouteille. Dans cet univers à la Blade Runner, les sentiments ont cependant toute leur place de même que l'humour. La méchante de service est également très réussie, sans foi ni loi, et croyant à l'inexorable prise du pouvoir de l'Intelligence Artificielle sur les humains limités que nous sommes. Rosa Montero imagine un univers très cohérent, une extension plus que crédible du monde d'aujourd'hui, tout entier dominé par la technologie et le profit, et voué sans le moindre doute à succomber de sa plus laide mort, à plus ou moins longue échéance, victime de sa folie, avec ou sans l'aide de l'IA.
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Créée
le 16 avr. 2026
Critique lue 15 fois
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