Ce livre est une épreuve à lire. D'ailleurs, je l'ai lu d'une traite tant il me pesait.
Deux sœurs est le croisement entre La délicatesse, du même auteur, et de Thérèse Raquin d'Emile Zola.
En effet, Mathilde ressemble beaucoup à Nathalie (de La délicatesse) qui se retrouve délaissée et tombe en dépression. Foenkinos décrit encore une fois cet état avec une grande justesse. C'est d'autant plus notable que la dépression de ces deux femmes sont complètement différentes : là où Nathalie se renferme sur elle même, Mathilde accuse le monde d'être responsable du malheur qu'elle n'a pas mérité. Ce livre ressemble également beaucoup à Thérèse Raquin. On retrouve dans Deux soeurs le tempérament sanguin et imprévisible de Thérèse et qui finit par commettre des actes inhumains.
Ce livre m'a mis mal à l'aise car il montre à quel point la détresse peut transformer les Hommes en ce qu'ils sont de pire. C'est un livre dur qui dépeint une dépression et un sentiment d'injustice poussé à l'extrême. Il est encore plus dur car on ne s'attend pas à de telles horreurs.