Le Quatrième volume du Département V se lit d'une traite, selon moi.
Il évoque un fait d'histoire du Danemark avéré, à savoir l'enfermement sur une île de jeunes femmes considérées comme débiles ou de moeurs légères, assorti de la ligature de leurs trompes pour éviter qu'elles ne se reproduisent. L'auteur en parle de telle sorte que l'on ne peut qu'être contre cette barbarie.
Il traite de pair d'un parti d'extrême droite en plein essor. L'auteur alterne habilement ces deux thèmes que l'on voit se rapprocher inéluctablement. Le suspend nous tient en haleine même si l'on a pressenti la fin. Adler Olsen n'oublie pas son Département V dont les histoires intimes s'éclairent un chouïa mais laissent encore de grandes zones d'ombre que l'on aura plaisir à découvrir dans les romans suivants.
En résumé, un thriller bien mené avec une vision de la société - aussi bien passée qu'actuelle - qui selon moi est un vrai plus.
Un seul bémol : L'usage du marteau - et ce qui s'ensuit surtout - me laisse pensive ; s'agirait-il d'un jouet d'enfant ?