Incroyable, cette moyenne de 7.8 pour ce film. Il ne suffit pas, selon moi, d'évoquer un thème aussi sensible qu'original car peu voire jamais traité pour nécessairement embarquer le spectateur.
Le syndrome de Gilles de la Tourette qui, principalement, consiste en des gestes involontaires, que ce soit des tics faciaux ou de brusques mouvements du corps et, accessoirement, des grossièretés vocales, dixit un homme touché par cette affection handicapante, ne constitue en rien le summum de l'humour britannique pour moi. Plutôt le genre de rigolade des débuts du cinéma muet pour la gestuelle et des années soixante-dix pour la "marrade".
Le film est tiré d'une histoire vraie, fait à porter à son crédit.
La première partie qui voit un adolescent prometteur en proie aux premiers signes de cette maladie réussit à nous toucher. Le cercle familial, peu compréhensif, est bien incarné et l'on éprouve beaucoup d'empathie pour ce jeune garçon.
La suite, une fois adulte, l'est nettement moins pour moi. De dialogues en dialogues, d'insanités en insanités (qui ne me choquent pas mais ne me font pas non plus rire ni même simplement sourire), j'ai trouvé le temps long et eu l'impression de voir un téléfilm avec des bons et des méchants.
A noter, l'infirmière empathique, qui décide sans l'aval de son époux, me semble à deux vitesses : attentionnée envers le jeune homme ; beaucoup moins envers son époux.
Bref, intéressant sur le fond mais insatisfaisant dans la forme. J'attendais la fin avec impatience.