C’est une communauté essentiellement féminine qui s’est constituée autour d’Anita, et qui perpétue les gestes traditionnels pour la récolte des châtaignes. L’île les préserve d’un passé que l‘on ressent comme douloureux. Mais les choses sont tues , ce que n’accepte pas l’Enfant, que son statut d’adolescente rebelle conduit à harceler sa mère pour en savoir plus sur ce passé lointain qui les a conduit là, au risque de mettre en danger la communauté.
Dans un cadre somptueusement décrit, la fête perpétuelle et les ivresses ne parviennent pas à masquer totalement les réminiscences des drames qui ont ponctué leur passé. Le déclin de la matriarche et la révolte de l’Enfant mettent en péril l’équilibre subtil durefuge.
Il faut pour entrer sans la narration, un effort de concentration car l’écriture est complexe et ne se laisse pas parcourir d’une regard superficiel (il m’a fallu trois tentatives pour réussir à me laisser porter par le récit, à condition d’accepter de ne pas comprendre certaines phrases)
Une écriture onirique pour ce premier roman, dont le thème central est intéressant, mais le texte peu facile d’accès