C'est totalement Bordagien, tous les thèmes y sont, et plus ça se termine au Bhoutan. Le talent de conteur de l'auteur n'a pas faibli, loin s'en faut, ce qui fait que ça tient en haleine. Mais putain, que c'est court : 180 pages imprimés en gros caractères. J'en avais lu les deux tiers dans le métro, puis le tram entre Saint-Ouen et Rungis (c'est vrai que ça fait pas mal de stations, si on réfléchit) et je l'ai fini après avoir embarqué dans mon avion de retour pour Toulouse, avant que celui-ci ne décolle (j'admets que l'avion avait un peu retard).
Si je m'épanche ainsi sur mes déplacements, c'est qu'en définitive, je n'ai pas grand chose de plus à dire sur ces "Echos dans le temps". Sinon qu'on est très loin des univers foisonnants de la trilogie des guerriers du silence, par exemple. Pourquoi Bordage nous sort-il à la chaine ces romans petit format (ce n'est pas le premier et celui-ci est sorti en 2017), où son talent créatif et de narrateur est comprimé sur moins de 200 pages ? Exigences de l'éditeur ? Besoin de croûter ? Il fut pourtant capable de nous sortir une "Chronique des ombres" il n'y a pas si longtemps de cela (2013).
Allez Pierre, un space opera, please !