Ce livre m’a vraiment touché. C’est rare de tomber sur une histoire qui te donne envie de relire, de recommander, et surtout, de ressentir. Gaudé, il parle d’immigration, de fuite, de cette quête d’un Eldorado qui n’existe pas. Mais il ne le fait pas avec des grands discours ou des chiffres. Il le fait à travers les émotions, les doutes, les espoirs brisés de ceux qui partent, de ceux qui restent.
Ce qui m’a marqué, c’est cette humanité qui transperce à chaque page. On suit Salvatore, un passeur qui doute, qui se remet en question, et Kurwenal, un vieil homme qui cherche son fils disparu dans l’exil. Deux destins, deux façons de vivre l’abandon, la perte, l’espoir. Gaudé, il ne juge pas. Il montre. Et c’est bien plus puissant. On ressent la déchirure de ceux qui quittent leur terre, la solitude de ceux qui attendent, la désillusion de ceux qui croient trouver un paradis.
Il y'a aussi cette plume qui inspire. Après avoir fermé le livre, j’avais envie d’écrire, de raconter quelque chose de similaire, j'avais envie de reprendre ses mots et d'amener mes sentiments, tellement il m'a marqué. Parce que Eldorado est toute une expérience complexe. Une plongée dans l’âme de ceux qui osent encore croire, malgré tout.