Lire et apprécier Et que celui qui a soif, vienne c’est ne pas avoir peur des anachronismes, c’est se laisser emporter dans un récit qui, au départ, se veut réaliste. Le lecteur comprend pourtant que les multiples références au présent et à la vie de l’auteur vont créer un texte hybride, où l’auteur fantasme l’univers de la piraterie autant qu’il se l’approprie.
Il ne faut donc pas avoir peur de lire un texte du XXIème siècle, avec nos problématiques contemporaines (racisme hérité des sociétés esclavagistes, homosexualité et transidentité, système politique innovant…). La matière pirate n’est qu’un prétexte, ce qui rend certains passages un peu longs.
Il faut aussi ajouter que la narration est très agréable, le vocabulaire riche et précis, qui témoigne de longues recherches documentaires. Les batailles sont millimétrées, et lorsque l’histoire s’emballe, le lecteur se sent happé et semble vivre avec les personnages.