Je ne connaissais pas Victoria Charlton avant de lire Et tombent les têtes. Journaliste, podcasteuse et écrivaine spécialisée en true crime, elle semble avoir insufflé beaucoup d’elle-même dans son héroïne, Mackenzie Martin, jeune podcasteuse qui part sur les traces d’un tueur en série ayant décapité ses victimes. L’idée était prometteuse, surtout pour quelqu’un comme moi qui adore le true crime et ses mystères. Malheureusement, la lecture n’a pas été à la hauteur de mes attentes.
L’intrigue avance à toute vitesse, mais sans véritable construction. Tout arrive au bon moment, comme par magie, sans tension ni surprise. Les rebondissements sont prévisibles, les révélations tombent à plat, et plusieurs incohérences m’ont sortie du récit. J’ai souvent eu l’impression que le livre aurait mieux fonctionné en série télé, tant certains procédés narratifs semblaient visuels mais mal transposés à l’écrit.
Mackenzie, le personnage principal, m’a profondément agacée. Menteuse, impulsive, elle agit sans réfléchir, mettant tout le monde en danger, y compris elle-même. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à elle. Son trouble bipolaire est évoqué, mais utilisé de façon maladroite, comme justification de comportements peu crédibles. Le féminisme affiché dans le roman m’a également semblé un peu opportuniste, parfois mal amené.
Cela dit, j’ai apprécié les références au true crime réel, que je trouve toujours fascinantes. C’est ce qui m’a tenue jusqu’au bout. La fin, ouverte, suggère une suite plus personnelle… mais je ne suis pas certaine de vouloir la lire. Et tombent les têtes n’est pas un mauvais roman, mais il reste trop bancal pour convaincre pleinement. Un bon point de départ, peut-être, mais qui mérite d’être mieux construit, car globalement, cette lecture m’a déçue. Bonne lecture.
https://latelierdelitote.canalblog.com/2025/05/et-tombent-les-tetes.html