Globalement, l'étude est intéressante. La conclusion, politique, passionnante et on voudrait la voir développée dans un autre ouvrage.
Après une introduction un peu trop longue, le premier chapitre présente admirablement le propos. Entre les films mondo, la légende urbaine que sont les snuff movies et les films plus classiques, on a une bonne vue d'ensemble historique et thématique de ces films qui franchissent les limites de leurs époques respectives.
Le deuxième continue dans la même lancée avec les variations du rape & revenge puis s'égare avec une comparaison psychanalytique. Ce n'est pas inintéressant, mais on s'éloigne trop du cinéma à ce moment là.
Et c'est de cette manière que commence le troisième chapitre. On s'attarde sur un mouvement artistique viennois et le cinéma est oublié. Oui, des parallèles sont faits mais le focus s'est éloigné de son sujet d'étude. C'est d'autant plus dommage que c'est dans cette partie qu'est traitée les 120 journées de Salo qui aurait mérité plus de concentration. Heureusement, grâce à Pasolini, l'essai repart sur de bons rails pour terminer le chapitre de façon satisfaisante, c'est-à-dire en parlant cinéma. Néanmoins, ce chapitre souffre aussi d'un trop grand nombres de titres et on a l'impression d'un survol superficiel des œuvres là où les chapitres précédents semblaient plus fouillés.
Enfin, il y a quelques jugements péremptoires dont on se serait bien passé, jugements souvent moraux qui plus est. Ce qui est assez croquignolet vu le thème du livre.
La conclusion appelée Ouverture fait exactement ça, elle ouvre sur un propos politique anti-capitaliste en adéquation avec les propos tenus tout au long de l'ouvrage.