Pour commencer, une histoire assez simple : un homme qui vivait sur une île isolée au milieu d'un lac au Québec a disparu. Sa fille, accompagnée de son compagnon et d'un couple d'amis, rejoint l'île à la recherche du disparu. Citadins, ils redécouvrent peu à peu la nature tout en voyant leurs relations devenir de plus en plus violentes. Il s'agit, surtout pour la narratrice, d'une quête de son identité, qui se construit dans un nécessaire retour à la nature sauvage, ainsi que dans une opposition systématique aux Américains, critiqués notamment pour leur superficialité, présentés durant tout le roman comme les archétypes de ce que ne doivent pas devenir les Canadiens. L'ensemble est assez bien écrit, le style agréable, quoiqu'il y ait parfois des passages trop elliptiques et donc pas très clairs.
La fin du roman me dépasse quelque peu. Sans que je vous raconte tout, l'héroïne passe dans une phase mystique de folie, de retour complet à la nature, mais c'est à ce moment semble-t-il qu'elle fera surface, pour reprendre le titre du livre. Je n'ai vraiment pas aimé cet épisode irrationnel et cette fin bizarre, bien qu'au départ l'histoire soit tout à fait intéressante.