Pour une fille qui se découvre liée à Hécate, déesse aux multiples facettes et possédant de bien sombres aspects, on pourra estimer que les aventures de Maëlys sont bien sages.
Etudiante en mal de confiance en elle, la jeune femme va se découvrir un lien avec la sorcellerie qui va l'amener à découvrir les us et traditions de cette filiation bien particulière. S'il est indiqué dans la quatrième de couverture qu'elle va devoir faire face à des menaces insoupçonnées, je dois avouer que je me demande encore desquelles il s'agit.
Alors que l'on parle de sorcellerie, celle-ci demeure cantonnée aux récits traditionnels de nos régions françaises. C'est sympathique mais ça ne suffit pas à construire une intrigue. Certes, les protagonistes sont sympathiques, parfois agaçants comme Maëlys qui ne se cesse de se poser des questions existentielles jusqu'au bout mais de danger et de rebondissements il n'y a guère. L'écriture de Cécile Guillot s'avère néanmoins efficace et particulièrement émouvante par moments (surtout dans la troisième partie).
La trilogie se lit très rapidement et présente certains aspects naïfs qui m'ont fait me demander s'il ne s'agissait pas d'un roman pour adolescents. Au final il ne semble pas que ce soit le cas mais tout reste bien trop sage pour une histoire de la sorte.
Ce que Joseph Delaney a réussi avec sa saga de l'apprenti épouvanteur, à savoir créer des histoires captivantes dans un contexte relativement réaliste, Cécile Guillot n'y parvient manifestement pas. Dommage, il y avait pourtant matière pour le faire mais l'auteure n'a pas choisi ce type de récit.