"Générosité", roman très attendu de Richard Powers, a été désigné « livre de l’année 2010 » par le New York Times. C’est peut-être pour les qualités de conteurs de Powers ou sa facilité à structurer des romans complexes. Difficile pourtant de se montrer généreux envers lui. Thassa, une jeune émigrée algérienne (comprenez exotique) a connu la guerre, frôlé la mort, mais elle sourit tout le temps : on la fait donc examiner, c’est la moindre des choses, et l’on découvre que son profil serait une rareté et pourrait permettre de découvrir (accrochez-vous) le « gène du bonheur ». Quelques américanneries plus tard, le texte ressemble plus à un scénario oscarisable qu’à un roman. Il y a un pas entre sciences-fiction et fiction scientifique. Richard Powers a, pour cette fois, raté la marche.